La maison sur pilotis est en bois. En bois naturel. Elle est à une vingtaine de mètres du rivage.
Dans une oasis. Entre deux dunes de sable blanc, très fin.
Dans un écrin de vert. Chaque vert est différent. Il y en a des millions, et si nous étions capable de les voir, des milliards. Tous différents. C’est une symphonie de vert merveilleux ou chaque génie joue sa petite partition avec bonheur.
Et pourtant c’est simplement une oasis. Comme la terre.
Chaque chose est a sa place. A sa juste place.
La terrasse extérieur est aussi grande que la surface intérieur.
De grands rideaux légers, tentent de séparer les deux espaces. Au rythme de l’alizé, ils rentrent et sortent, s’enroulent autour des piliers de bois. Ils vivent. Il n’y a rien à séparer, c’est une communion. Entre l’extérieur et l’intérieur .
Sur la terrasse comme à l’intérieur il y a de nombreuses plantes. On dort dedans comme on peu dormir dehors.
Ce n’est qu’une passerelle. Intemporelle.
A l’intérieur le mobilier est simple. Tout en bois. Travaillé avec finesse et patience par des artisans souriants. Sans superflu. Tout est extrêmement simple. Mais beau.
La beauté dans la simplicité. Ce suprême luxe.
Chaque pièce de bois est à sa place.
Dans la grande pièce, un lit immense repose a trois centimètres du sol. Trois petites tables basses.
Deux occupées par des pots de terre remplis de plantes vertes odorantes. La dernière par des livres. Les autres pots en terre sont a même le sol, en bois.
Une grande table basse en bois plein, au centre de la pièce, permet d’accueillir et de nourrir six personnes. Les pieds de la table sont en bois flotté. Comme ceux du lit et beaucoup d’autres choses encore.
Ici on mange et on dort avec du bois de mer.
La matière n’existe plus parce qu’elle est l’homme, comme l’homme est matière. Tout est fondu ou confondu, simplement. Parce que l’univers le demande.
Sur le toit, il y a également une terrasse. Ouverte sur le ciel évidemment. Elle est couverte de tapis et gros coussins aussi doux les uns que les autres. Quelques draps suspendus donne la mesure du vent.
Ici, on compte les étoiles et les espace silencieux qui les séparent.
Ici, c’est un endroit ou on devient grand.
Ce lieu a une âme. Simplement. |